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2 FEVRIER

PRESENTATION DU SEIGNEUR AU TEMPLE

« Lumière des nations »

(Luc 2, 22-40)

 

PRIERE MEDITATIVE POUR LA FETE DE LA CHANDELEUR

Seigneur Jésus,

En ce jour, nous célébrons ta Présentation au temple de Jérusalem.

Marie et Joseph te présentent au Dieu d’Israël selon la coutume et offriront leur offrande selon la Loi. Tu es leur premier-né. Ils se soumettent au rituel. Ils expriment leur joie de ta naissance mais aussi leur joie d’un amour qui les dépasse. Ils célèbrent aussi leur amour de couple en présentant leur enfant au Créateur. Un enfant bien particulier, certes, annoncé et attendu, choyé et protégé, aimé et mystérieux. Leur amour n’en est que plus consacré et pur, nouveau et enraciné, porteur de vie et de grâce. Un couple bien particulier mais lumineux d’amour !

Ils savaient, Marie et Joseph, de ta naissance particulière mais aussi de ton identité et de ta mission. Ils ne comprenaient pas tout certes, mais ils avaient l’intuition des saints et la visions des sages car leurs cœurs étaient purs et innocents. Pur d’amour lumineux renforcé par ta venue. Innocent comme au Jardin d’origine mais responsable et libre. Ils gardaient le secret malgré la venue des bergers et des mages à Bethléem. Ils gardaient le secret de l’univers malgré les étoiles et la clarté de ta naissance. Ils gardaient le secret comme un secret qu’un père et qu’une mère savent garder. Mais pouvaient-ils garder plus longtemps leur secret ? Cet enfant n’était-il par destiné à sauver Israël (Jésus = ‘Dieu sauve’) ? Devait-il se manifester de lui-même au temps voulu ? Quand partirait-il pour accomplir sa mission ? Mais surtout, d’origine divine, comment allait-il exprimer cette merveille, cette incroyable nouvelle, cette incompréhensible décision divine ? Quand donc son humanité allait-elle refléter sa divinité ? Et comment ? Je les imagine, plein de questions mais plein de confiance en franchissant les marches du temple.

Ce temple si impressionnant et si bien organisé, lieu d’adoration et de culte, lieu du sacrifice et du savoir. C’est là que les Tables de la Loi sont conservées, ces Dix Paroles de vie qui entrevoient le cœur de Dieu. C’est là que la Parole est proclamée, celle qui redonne force et rafraichit le cœur de l’homme. C’est là que le peuple fête son Dieu et ses actes de gloire dans son histoire. C’est là que sont allumées les torches de feu pour que la terre ressemble au ciel étoilée, dons d’un même Seigneur. C’est là que les hommes et femmes de foi attendent un signe, une parole, une bénédiction sachant la proximité de la Présence divine. Et c’est là que tu rentres dans les bras de Marie et sous la protection de Joseph. Ne rentres-tu pas chez toi ? N’est-ce pas le lieu de ton repos ? N’es-tu pas le Fils de Dieu ?

Alors que tout est paisible et que tout reflète l’ordre, alors que tous tendent leurs mains vers le Saint des saints, vers le Ciel silencieux, vers les prêtres de service, alors que les cœurs s’humilient dans la prière, que les larmes cherchent à comprendre le silence de Dieu, alors que l’espérance est à fleur de peau, soudain tu apparaît. Enfant parmi les nouveaux nés de ce jour, petit parmi les grands de ce temple, faible parmi les forts en religion et rituel, pauvre parmi les généreux donateurs, inconnu parmi les vantards et les ‘moi je’. Enfant d’une simplicité déconcertante comme la simplicité de Dieu, enfant aimé comme le Dieu qui aime, enfant sans demeure comme le Dieu de l’univers. Seuls les cœurs purs te reconnaitront !

Les cœurs purs ! Le vieillard Syméon et la prophétesse Anne ! Ils attendaient dans les tumultes du temple et tu apparais. Dans la confusion des sacrifices en série et des prières à la chaine, ils te reconnaissent. Dans les expressions religieuses si humaines et les demandes si intéressées, ils te perçoivent dans les bras d’une femme, ta mère. Ils ne perçoivent pas seulement un enfant, ils reconnaissent l’hôte de ces lieux, le Maître du temple, la vraie Lumière du monde. Mais comment ont-ils fait, Jésus ? Donne- moi ce regard perçant et pur pour te reconnaître, un cœur de pauvre pour te voir, un esprit libre pour te révéler !

Paroles mystérieuses que celles de Syméon ! Exagère-t-il ? Divague-t-il ? Appeler « Lumière des nations et gloire d’Israël » un enfant à peine né, dans le temple de Jérusalem ! Par l’Esprit Saint, il perçoit et reconnaît puis il proclame et s’efface. Il laisse entrer le Seigneur de l’univers dans son temple, non pas avec trompettes et cors, non pas dans la nuée et l’encens, non pas en procession et marqué du sang des sacrifices mais dans une démarche toute humaine, celle d’un homme et d’une femme, qui présentent leur enfant et s’émerveillent de la beauté de la vie, de la tendresse de la maternité, de la force de la paternité, de la splendeur de la famille, comme image de la communion en Dieu et qu’on reconnaîtra comme communion trinitaire en ta Résurrection.

Seigneur Jésus, sois lumière pour les nations, sois lumière pour tout homme, sois lumière pour ma vie ! J’aimerais tant ressembler à Syméon, te reconnaître et te prendre dans mes bras, ressembler à Marie et te voir avec le cœur, ressembler à Joseph et te porter avec délicatesse et amour. J’aimerais être moi-même, selon ta volonté, pour porter et rayonner avec toi la lumière.

Seigneur Jésus, sois ma lumière. Que j’irradie de vie et que je porte la bonne odeur de l’amour, de la compassion, de la tendresse. Que je sois porteur de ta miséricorde avec une attention spéciale aux plus petits, à ceux qu’on oublie pour leur discrétion, à ceux qu’on rejette pour leurs différences, à ceux qui se sentent indignes d’être aimés, à ceux qui cherchent la liberté !

Seigneur Jésus, sois ma lumière ! Qu’elle vienne dissiper mes ténèbres, illuminer mes angoisses, apaiser mes souffrances, soulager mes peines, conforter mon corps. Qu’elle vienne renforcer mon cœur, éclairer mon esprit et purifier mon âme. Qu’elle soit jour dans ma nuit et lampe sur mes pas.

Seigneur Jésus, sois ma lumière ! Ainsi trouverai-je ton Père et mon Père, vivrai-je de ton Esprit ; je me nourrirai de ta Parole et de ton Pain, je me rassasierai de ton amour.

Que cette humble chandelle allumée aujourd’hui éclaire comme les étoiles cette vie que tu m’as donnée, cet amour qui brule mon cœur, cet élan qui agite mon corps, ce désir qui habite mon être ! Elle rejoint la flamme de la nuit pascale qui proclame ta gloire et ta victoire pour le salut de tous.

Lumière des nations, apaise les hommes. Lumière du monde, harmonise ta création. Lumière des hommes, donne-moi de te voir, de voir ton Père, de voir l’Esprit et de plonger dans l’unique amour.

Lumière des lumières, comme Syméon, laisse-moi m’en aller en paix puisque j’ai vu ton salut ! A.B.