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Un Montréalais veut financer la libération d'otages de l'état islamique

 

(cliquez sur l'adresse ci-dessus ou copiez-la dans votre navigateur)

http://www.radio-canada.ca/util/postier/suggerer-go.asp?nID=1275657

 

 

Un homme d'affaires montréalais sollicite des fonds pour faire libérer des otages capturés par le groupe armé État islamique (EI) en Irak. L'initiative est cependant controversée, puisqu'elle alimente l'industrie de la rançon et finance une organisation terroriste.

Steve Maman, un juif séfarade originaire du Maroc, souhaite venir en aide aux membres des minorités religieuses yézidie et chrétienne à partir d'ententes avec des personnes qui se trouvent en Irak.

« Nous avons des courtiers qui se trouvent sur place, à l'intérieur du califat. Ce sont des gens qui sont évidemment de la religion de l'islam, mais qui ne sont pas nécessairement d'accord avec les pratiques envers les chrétiens et les yézidis qui sont retenus », a-t-il expliqué lundi, en entrevue à24|60 sur les ondes d'ICI RDI.

M. Maman n'a « pas du tout » l'impression de verser une rançon pour faire libérer les esclaves. « On a des frais de logistique qui sont très clairs. Le danger est présent, donc [les courtiers] ont besoin d'être équipés, ils ont besoin de sécurité autour d'eux », a-t-il expliqué.

« Il y a un travail pour pouvoir acheminer ces enfants de l'autre côté. Il y a un frais qui est actualisé », a-t-il ajouté.

Quant à savoir ce qui se passe entre les courtiers et les propriétaires des esclaves, « on n'est pas informé, on ne veut pas le savoir », a-t-il soutenu.

Jusqu'à maintenant, Steve Maman dit avoir fait libérer 128 enfants et jeunes femmes.

Pour financer cette initiative, il a créé l'organisme sans but lucratif Liberation of Christian and Yazidi Children of Iraq, et sollicite des dons afin de « négocier » la libération d'otages. Il espère ainsi récolter près de 10 millions de dollars. Lundi soir, l'organisme avait amassé plus de 420 000 $, selon son site Internet.

Steve Maman, qui affirme être « en admiration devant notre premier ministre Stephen Harper », estime que « le Canada a été incroyable » en donnant 140 millions de dollars en aide humanitaire aux déplacés. « C'est incroyable. C'est héroïque », a-t-il soutenu à 24|60.

ST JEAN DE MATHA

(1154 ? – 1213)

Fondateur des Trinitaires

17 décembre

 

A l’occasion du huitième centenaire de la naissance au Ciel de mon fondateur, je me permets de lui rendre hommage et de vous adresser quelques réflexions. En effet, je suis membre de l’Ordre de la Sainte Trinité, fondé en 1193 et approuvé par Innocent III en 1198. Jean de Matha est donc la référence principale de notre Ordre et le point de convergence de tout notre charisme.

Professeur à la naissante université de Paris, il a connu les chantiers de Notre Dame et a fréquenté l’Abbaye de St Victor, d’heureuse mémoire dans la vie intellectuelle de Paris. Il a été influencé par sa théologie et sa pratique spirituelle, suivant les offices avec les moines et participant à sa féconde vie intellectuelle. Il sera ordonné très tard, fin 1192/ début 1193. Lors de sa première messe, le 28 janvier 1193, il voit le Christ en gloire, assis sur un trône à la manière byzantine, tenant d’une main un captif chrétien et de l’autre un captif maure. C’est le signe attendu pour fonder son Ordre en faveur de la libération des captifs et pour le retour des esclaves dans leur patrie d’origine. L’aventure commença ainsi et se poursuit jusqu’à aujourd’hui. Jean se retire à Cerfroid (antiquement diocèse de Meaux, aujourd’hui dans l’Aisne) pour méditer son projet, s’adjoint des ermites puis demande au pape l’approbation de son Ordre. Cerfroid devient le Chef d’Ordre, la Maison-Mère. Le couvent de St Mathurin à Paris devient le centre intellectuel et diplomatique de l’Ordre. De fait, en Île de France, on appellera les Trinitaires, les Mathurins en référence à ce couvent aujourd’hui disparu mais dont quelques ruines rappellent la grandeur prêt de la Sorbonne (Musée de Cluny). Les Mathurins restent dans la mémoire historique de Paris : rue des Mathurins, théâtre et moulin des Mathurins… Jean de Matha ira jusqu’au Maroc pour libérer les captifs chrétiens. Il mourra à Rome le 17 décembre 1213. A ce jour, ses reliques sont conservées à Salamanque, en Espagne.

Ainsi naît l’Ordre de la Très Sainte Trinité et des captifs. Jean de Matha nous a laissé deux choses : le sceaux de l’Ordre et la Règle de vie.

Le sceaux de l’Ordre, conservé à Rome, est une mosaïque qui représente la vision de Jean (cf.: www.cerfroid.fr). Il l’a voulu ainsi, fixe sur la porte extérieure de l’hôpital des Trinitaires, entre le Colisée et St Jean de Latran. Tout passant peut élever ses yeux et contempler la même vision : le Christ victorieux, libérant, vraie expression du Père et plein d’Esprit Saint. Tout homme est appelé à la liberté, la liberté des enfants de Dieu que seule la grâce nous procure. On doit se libérer des chaines intérieures (péché, erreurs, passions…) et des chaines extérieures (injustice, captivités, esclavage…). Le Trinitaire est un rédempteur, il participe à la libération des captifs tout en se libérant lui-même et en se confiant à l’amour du Père dans le Fils par l’Esprit.

La Règle de vie des Trinitaires est un texte juridique qui organise la communauté en fonction de sa spiritualité et de son apostolat en faveur des captifs. Elle est simple et concrète. Elle est réinterprétée à chaque époque par des Constitutions qui l’actualisent. Tout est orienté vers l’apostolat (libération des captifs et œuvres locales de charité) : la fraternité (vie communautaire) et la prière (vie d’adoration) s’y harmonisent. Jean ne fait pas de discours théologique sur la Trinité mais toute la vie religieuse en est le reflet par ses symboles et sa vie quotidienne.

 

Que retenir de cet homme exceptionnel ? Une passion pour la vie, pour la liberté parce que passionné pour le Christ ressuscité, icône du Dieu invisible et agissant dans le monde par son Esprit. Au-delà des légendes séculaires, d’une biographie arrangée selon la coutume hagiographique, on peut atteindre le cœur de cet homme attachant et en faire un maître spirituel.

Enraciné dans le Christ : il n’y a pas d’autre solution pour se dire chrétien sinon passer par et vivre en Christ. Le Christ est le vrai Maître : il révèle le Père, il donne l’Esprit. Il nous plonge dans le mystère trinitaire et nous invite à la communion. Tout vient de là. Tout s’explique par là. Tout se vit en cela. Le sceau trinitaire est un chant théologique qui, par la personne du Christ, nous plonge dans la vie divine. C’est la démarche du Nouveau Testament : tout vient de Lui, tout est pour Lui, tout est en Lui.

Enraciné en humanité : le mystère le plus sublime est celui qui nous ramène à notre humanité. Humanité dans toute sa grandeur mais aussi humanité dans sa misère et ses limites. Il n’y a pas d’autre chemin que celui de notre humanité pour rencontrer Dieu et en faire l’expérience. C’est en nous et par notre chair, sanctifiée par l’Incarnation et transfigurée par la Résurrection, que la vie divine passe. C’est là notre lieu de vie, loin des illusions et des idées désincarnées. La beauté est ainsi notre identité. La misère est donc à combattre. Les limites ne nous font pas peur.

Enraciné dans l’amour trinitaire : toutes nos convictions, toute notre foi et notre espérance, tous nos choix et nos combats sont le fruit de l’amour. Cet amour si humain atteint l’amour divin. Il est purifié et sublimé par l’amour de Dieu afin de refléter notre identité profonde d’enfants de lumière. Que d’harmonie quand les amours se rejoignent, s’unissent, s’accomplissent ! Que de dynamisme quand les amours se passionnent pour l’homme, sa grandeur, sa vocation, sa destinée ! Humblement mais sûrement, l’amour que nous exprimons si maladroitement est expression de l’amour de la Trinité.

La liberté comme expression de la vie divine : Jean de Matha a compris cela. C’est par notre vie libre et filiale que nous suivons parfaitement notre vocation d’homme et de fils. La liberté est le signe de notre identité. Elle est la boussole de notre vie spirituelle et donc, de notre vie familiale, professionnelle, sociale… N’est libre que celui qui s’enracine en Christ et plonge dans l’amour trinitaire, Liberté suprême et Beauté sublime.

On comprend alors comment la passion pour la liberté a poussé Jean de Matha à la défendre, à organiser les rédemptions, à enflammer les cœurs. Qui nous séparera donc de l’amour du Christ ? Il n’y a rien à craindre avec « Celui qui est, qui était et qui vient », Celui qui est la parfaite icône du Père. Personne n’est trop loin pour vivre cela. Tous sont appelés à l’aventure de la foi, dans l’amour.

 

Que St Jean de Matha intercède pour nous et nous obtienne une passion toujours plus grande pour l’humanité, vraie trésor du Père, bénie par le Fils et animée par l’Esprit Saint. Humanité qui est demeure de la Trinité Sainte et sanctuaire de sa grâce. Humanité selon le cœur de Dieu !

A.B.

Appel du Ministre général de l'Ordre

Oeuvre de solidarité envers les chrétiens de Syrie

en raison de la fête de Saint Jean de Matha

 

Chers frères et soeurs,

Nous connaissons tous le grand drame humanitaire que vit actuellement la Syrie avec des centaines de milliers de réfugiés. A l'occasion de la fête de saint Jean de Matha, en ce huitième centenaire de sa mort en Christ, nous voulons faire un geste concret de communion avec nos frères chrétiens réfugiés. Notre Père Ministre général et moi-même avons rencontré le cardinal Sarah, président du Conseil pontifical “Cor Unum”, qui nous a fait prendre contact avec l'évêque d'Alep et président de la Caritas Syrie, Monseigneur Antoine Audo. Après avoir manifesté notre désir d'avoir un projet concret d'aide, il nous a répondu ainsi.

 

«Cher Père Général Jose Narlaly,

Je vous remercie de tout coeur ainsi que le S.E. le cardinal Robert Sarah pour cette initiative fraternele envers les familles syriennes qui se trouvent dans une situation de guerre. Je remercie aussi votre Ordre de la Très Sainte Trinité et des Captifs. Nous vous demandons comme première chose que vous ne nous oubliez pas dans votre prière afin que nous persevérions enracinés dans la foi  et disponibles tous ceux viennent à nous. Priez pour la paix en Syrie et surtout pour accueillir la paix de Dieuen nos coeurs. Seul Dieu est capable de trnasformer nos coeurs!

Pour un projet concret je vous propose de soutenir 275 familles chrétiennes = 1000 personnes , qui ont dû fuir leurs maisons en avril dernier et qui n'on tpas trouver jusqu'aujourd'hui ni travail ni maison.

Nous croyons que la priorité aujourd'hui est la nourriture et le vêtement . 

Pour la nourriture, un paquet pour le mois est  25 U.S. $ = 6875 U.S. $ .

Pour les vêtements d'hiver pour 300 enfants  x 25 U.S. $ = 7.500 U.S. $

Nous  pouvons commencer ce projet de  14.375 U.S. $ et pui snous verrons pour la suite comment continuer les mois successifs selon l'aide proposée.

Avec nos remerciements les plus cordiaux et notre prière pour nos bienfaiters Joyeux Noeël et Bonne annéé

+ Antoine Audo»

Je vous prie que comme geste concret d'aider nos frères réfugiés de Syrie et qui honorera la mémoire de notre Père saint Jean de Matha en ce huitième centenaire de sa mort, et que nous puissions contribuer par un don à ce projet proposé par Monseigneur Audo. Je vous demande d'envoyer avant le 31 décembre à la Curie généralice votre don afin d'offrir dans une seule offrande qui sera le témoigngae d'unité dans la charité de notre famille religieuse.

Fraternellement en la Sainte Trinité.

 

Fr. Thierry Knecht osst

Secrétaire général

 

Chers frères, sœurs et membres de la Famille de saint Jean de Matha,

 

Dans quelques semaines, nous célèbrerons le VIIIème centenaire de la mort de notre père commun, saint Jean de Matha advenue à Saint Thomas in Formis le 17 décembre 1213. Même si notre cœur sera proche de notre Père, il est impossible que chacun de nous puisse se rendre ce jour à Saint Thomas pour présenter sa filiale dévotion lors de la célébration prévue le 17 décembre prochain. Nous vous proposons d’effectuer un pèlerinage virtuel. Ainsi, il vous est possible d’envoyer un message, une pensée, une prière, une intention ou une réflexion qui sera inscrit dans le livre qui sera présenté à l’Eucharistie du centenaire qui se tiendra à Saint Thomas in Formis. Nous sommes persuadés que notre Père et Patriarche intercédera pour nous auprès de la Trinité Sainte.

Vous pouvez envoyer votre message à l’email suivant:

 

santommasoinformis@gmail.com

 

En union de prière

 

Fr. Thierry Knecht, O.SS.T

Recteur de Saint Thomas in Formis

 

L’un des objectifs de  l’Année de la Foi
est de faire du Credo la prière quotidienne, apprise par cœur, comme c’était
l’habitude des premiers siècles chrétiens.
                                                                               
.

C'est ce que disait SaintAugustin:                                                                                              

 "Recevez
la formule de la foi qu’on appelle Symbole.

Et quand vous l’aurez reçu,
imprimez-le dans votre cœur, et répétez-le chaque jour intérieurement.

Avant de dormir, avant de sortir,

munissez-vous de votre Symbole.

Personne n’écrit le Symbole pour qu’il soit lu,

mais pour qu’il soit medité".                                                                                    

Réalisation : Pascale MARQUET

« De tout cœur, je vous souhaite une Sainte Année 2013. Que cette année 2013 soit vraiment pour tous les membres de la Famille trinitaire, une année de grâce spirituelle en ce Jubilé que nous célébrons.

Que le Seigneur nous éclaire sur le chemin et nous maintienne dans la Foi, la Charité et l'Espérance. »

P. Thierry Knecht o.ss.t.

 

Le Père Thierry Knecht, historien de l’Ordre Trinitaire, avait bien voulu prendre la charge de rédiger les éditos de notre site dont le but était de mettre en valeur la fête des Saints trinitaires au fil des mois de l’année jubilaire.

 

Il ne pourra pas continuer, car il a été nommé Recteur du sanctuaire de Saint Thomas in Formis à Rome, chapelle où Saint Jean de Matha est mort le 17 décembre 1213. L’animation de ce sanctuaire durant l’année jubilaire trinitaire est un ministère qui vient s’ajouter à celui de conseiller du Ministre Général de l’Ordre.

 

Les éditos seront donc remplacés par quelques uns des enseignements du Père Aldo, en point d’orgue à certains dimanches du Temps Liturgique. Ils feront place aussi à des extraits de livres qu’on ne trouve plus dans les librairies, mais très intéressants par leur contenu historique.

 

Nous commencerons, en ce 28 janvier fête de Sainte Agnès, par dire quelques mots sur les motifs qui ont poussé les religieux trinitaires à la choisir comme sainte patronne de leur Ordre. Notre source est tirée du livre du Père Thierry Knecht « Les Trinitaires, huit siècles d’histoire », paru le 30 juin 1993, et qui a guidé Hélène Saverny dans l’écriture du «Sceau des Trinitaires » paru le 17 décembre 2012.

 

 

 

Selon une certaine tradition, Jean serait né à Faucon près de Barcelonnette dans la vallée de l’Ubaye le 24 juin 1154 ou 1160. Fils de famille noble, vassale des Comtes de Barcelone, il aurait étudié dans les collèges d’Aix en Provence et de Marseille avant de se rendre à Paris. C’est dans la capitale des Capétiens qu’il aurait obtenu le grade de docteur en théologie et enseigné les Sentences de Pierre Lombard. Ceci expliquerait le surnom de « Maître Jean le Provençal » donné par certains auteurs. L’Université le reconnaît comme une de ses gloires et l’a représenté sur une fresque dans la chapelle de la Sorbonne au milieu des théologiens. Logeant à l’abbaye de Saint-Victor, parmi les chanoines réguliers, Jean, homme profondément religieux et pieux, sent grandir en lui le désir ardent de se consacrer entièrement à Dieu. Durant ses longues heures d’oraison inhabituelles pour son état de vie et objet de railleries de ses compagnons d’étude, il demande sans cesse un signe à Dieu qui lui indiquerait la voie à suivre. Sur l’insistance de l’Abbé de Saint-Victor et de l’évêque de Paris Maurice de Sully (le constructeur de la cathédrale Notre Dame de Paris, mort en 1196), il se décide à se faire ordonner prêtre. Le 28 janvier 1193, seconde fête de Sainte Agnès, célébrant l’eucharistie, centre de la vie chrétienne, temps de rencontre privilégiée avec le Christ, il aurait eu une inspiration, mais laissons parler le récit anonyme intitulé « Hoc fuit initium » (Registre de la Perrine, Paris, Bibliothèque Nationale, ms.lat.9753, fol.10v-11r) qui nous relate les événements :

 

« … Le jour où il devait célébrer arriva ; à cette célébration assistaient toutes les sommités de Paris. Il célébra donc et lorsqu’il parvint à la secrète de la messe, il demanda au Seigneur que, si tel était son bon plaisir, il lui montrât dans quel ordre il devait entrer pour faire son salut. Et e, levant les yeux au ciel, il vit la Majesté de Dieu et Dieu qui tenait par la main deux hommes aux jambes enchaînées dont l’un était noir et laid, l’autre maigre et pâle… »

 

Après l’apparition du Christ Rédempteur, Jean se retire au bois de Cerfroid, à 70 km au nord-est de Paris. Loin du bruit de la capitale, il y partage la vie de quelques ermites à qui il présente son projet. Ensemble, ils forment le premier noyau de la future communauté ou s’expérimente le « propositum » trinitaire. Un des premiers compagnons a été reconnu par une tradition comme étant l’anachorète Félix de Valois qui sera vénéré comme co-fondateur.

 

Cet idéal religieux attire les bienfaiteurs. La comtesse Marguerite de Blois, fille de Théobald V de Champagne, leur offre une première « domus » et vingt arpents de bois dans le domaine de Cerfroid.

Cette maison sera reconnue dès l’origine comme le berceau de la « domus capitalis » (tête de l’ordre) des Trinitaires. Siège ordinaire du chapitre général et résidence habituelle du ministre majeur jusqu’en 1462, Cerfroid jouera un rôle essentiel dans l’histoire de l’Ordre.

 

Cherchant le reconnaissance ecclésiale de son projet de fondation d’ordre chargé du rachat de chrétiens captifs et pour éviter les limites diocésaines, Jean de Matha se rend auprès du pape Innocent III pour le lui présenter et en recevoir une approbation explicite.

 

Une tradition rapporte que la demande de Jean de Matha au Pape

d’agréer la création d’un ordre destiné à la rédemption des chrétiens

prisonniers des Sarrasins ne lui fut pas accordée d’emblée. Et qu’il fallut

une intervention divine pour que le pape Innocent III accepte d’entériner

des modalités de fonctionnement, révolutionnaires à l’époque pour des

religieux qui ne seraient plus cloîtrés : le pape aurait reçu la même vision

que Jean de Matha. Certains disent que ce fut en songe. D’autres disent

que ce fut lors de la célébration de sa messe ; cette dernière est plus

importante dans la tradition trinitaire, car elle aurait eu lieu le 28 janvier

1198, en la deuxième fête de sainte Agnès comme pour Jean de Matha cinq ans auparavant.

En effet, le chapitre général de 1478 mentionne cette apparition du

Christ Rédempteur au Pape et institue, pour cette raison, sainte Agnès

patronne principale de l’Ordre.

 

 

 

Lors d’un prochain édito, nous vous offrirons la lecture d’une hymne composée par l’Abbé Adam de Saint Victor en l’honneur de Sainte Agnès.

Nous y joindrons un éloge de l’Abbé Adam par Sainte Hildegarde de Bingen (proclamée docteur de l’Eglise le 7octobre 2012 par Benoît XVI).